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Retour sur notre inspection de l'Education Nationale du 04 mars 2021

Très positif et très bien passé, l'inspectrice et la conseillère pédagogique ont émis un avis tout à fait satisfaisant.

D'une manière générale, l'inspectrice était aimable et souriante, à l'écoute et n'a mis aucune pression ni regard négatif, vraiment dans le dialogue.
Elle a rempli un formulaire avec des questions basiques (raisons de l'IEF, temps passé à l'instruction, qui instruit, cpc ou non, activités extrascolaires, que se passe t-il s'il souhaite retourner à l'école...).
Elle a regardé avec bienveillance sans non plus s'attarder nos supports (cahiers, méthodes et travaux réalisés - avec beaucoup d'admiration devant la pièce de couture réalisé par mon fils lol) et a voulu savoir d'où je tirais mes fiches exercices (car selon elle, il y a du très bon et du très mauvais sur internet). Quand je lui ai dit sur les blogs d'enseignants pour la plupart, elle a tout de suite été rassurée lol.
J'avais en amont préparé un dossier synthétique (pédagogique) d'une vingtaine de pages et lui avais remis 1 semaine et demie avant, mais n'ai pas réussi à savoir si elle l'avait lu ou non.

controle-ief-dossier-synthetique
Première de couverture de mon dossier synthétique / pédagogique (sans le smile en vrai lol)

Pendant ce temps la conseillère pédagogique à pris mon fils un peu à l'écart pour lui faire faire des exercices. Nous pouvions voir et entendre ce qu'ils se disaient. Elle a été bienveillante et le félicitait quand il réussissait ou bien lui disait de vérifier s'il y avait un oubli.
Les exercices étaient certainement standardisés (pas spécifique à notre avancement comme j'avais pu le demander dans mon dossier) mais franchement simples pour un cp : lecture d'un petit texte simple avec questions de compréhension, dictée de syllabes et de mots simples, additions et soustractions simples et quelques autres questions que je n'ai pas pu suivre.

A la fin elles ont toutes les deux fait leur retour avec points positifs et petits conseils d'amélioration (vraiment pas méchant au contraire). Le tout à duré une quarantaine de minutes. Et nous avons conclu sur un "à l'année prochaine" !!!

Ouf soulagés, très satisfaits, très bien passé, dans la simplicité et l'échange.

 

Détails supplémentaires :
Nous étions dans un lycée.
Nous avons vu un deuxième inspecteur qui lui aussi avait l'air très gentil.
Les contrôles par chez nous se sont pour la plupart (si ce n'est tous) très bien passés.

 

Dernières nouvelles au 13.09.2021 :

Les rapports de la DGESCO 2016-2017 et 2018-2019 sont enfin arrivés !
Après avoir sollicité à plusieurs reprises le ministère de Éducation nationale et saisi la CADA, nous avons finalement reçu les rapports 2016-2017 et 2018-2019 par voie postale bien tardivement.

- En 2016-2017 ; 30 139 enfants sont instruits dans la famille
> 10 613 enfants se situent dans la tranche d'âge 6-10 ans soit 35,2% ;
> 19 526 enfants se situent dans la tranche d'âge 11-16 ans soit 64,8%;

- En 2017-2018 : 35 965 enfants instruits dans la famille :
> 13 215 enfants se situent dans la tranche d'âge 6-10 ans soit 36,7%;
> 22 750 enfants se situent dans la tranche d'âge 11-16 ans soit 63,3%.

La lecture des rapports nous confirme ce que nous savions déjà, l’Éducation nationale dispose déjà d'un cadre légal pour parer à toute dérive :

- Les foyers instruisant en famille sont contrôlés ( 63,6% en 2016-2017; 87% en 2018-2019)

- Les écoles dites "de fait" sont identifiées ( 11 cas en 2016-2017, 8 cas en 2018-2019), et signalées au procureur si nécessaire (5 cas en 2016-2017; 6 cas en 2018-2019).
NB : Une école "de fait" est constituée dès lors que deux familles se réunissent pour étudier le socle commun des connaissances et de culture.

- Lorsqu'un enfant est considéré en danger ou en risque de l'être, les services de l’Éducation nationale transmettent une IP (information préoccupante) au conseil départemental ( 59 cas, soit 0.2% en 2016-2017 ; 32 cas, soit 0,09%. en 2018-2019).

On comprend mieux la pudeur de l'éducation nationale qui a mis tant de temps à nous adresser ce document administratif.
PAS une ligne sur un risque sectaire, PAS PLUS concernant la radicalisation, et encore MOINS sur les fantômes de la République.

Publication issue de ici.

Dernières nouvelles au 13.08.2021 :

Instruction en famille : le Conseil constitutionnel valide le régime d’autorisation, la vigilance est requise concernant le décret d’application – droit-instruction.org

Dernières nouvelles au 23.06.2021 :

Pétition : L'instruction en famille mérite la transparence : exigez que les rapports de l'Éducation nationale soient rendus publics ! (mesopinions.com)

Dernières nouvelles au 12.05.2021 :

Echec de la commission mixte paritaire, vers une retour à un régime d'autorisation ?

Texte issu du Sénat.

Dernières nouvelles au 06.04.2021 :

Vote du 06 avril 2021 au sénat | Les Enfants d'Abord (LED'A)

Dernières nouvelles au 16.03.2021 :

École à la maison. Le Sénat annule le régime d’autorisation prévu dans la loi « séparatisme » (ouest-france.fr)

Amendement adopté : suppression de l'article 21 par le Senat !

Dernières nouvelles au 11.02.2021 :

Respect des principes de la République (no 3797) Amendement n°2727 - Assemblée nationale (assemblee-nationale.fr)

Dernières nouvelles au 22.01.2021 :

Bilan des débats et des votes de la Commission spéciale:

LES AMENDEMENTS ADOPTES

-le 4ème motif d'autorisation est au cœur des enjeux de cet article : c'est le plus flou et celui qui est censé préserver la liberté d'instruction. Il fait maintenant mention de l'intérêt supérieur de l'enfant et d'un projet éducatif qu'il faudra présenter par écrit, accompagné de pièces justifiant la capacité d'assurer l'instruction en famille (ils ont parlé de diplômes mais aussi de disponibilité).
-le projet de loi entrera en vigueur à la rentrée 2022 et non pas celle de 2021.
-le silence de l'administration vaudra acceptation au bout de 2 mois.
-chaque enfant en IEF sera rattaché à un établissement ou une circonscription.
-possibilité d'un entretien sur convocation pour apprécier la situation de l'enfant et la capacité des parents.
-instauration de cellules de prévention de l'évitement scolaire dans tous les départements.
-attribution d'un identifiant national pour tout enfant dès 3 ans.
-le maire sera informé de l'autorisation de l'IEF.
-mise en place d'une journée pédagogique autour de la citoyenneté et des principes républicains pour les enfants en IEF dans les écoles volontaires.

Publication issue d'ici.

Dernières nouvelles au 14.12.2020 :

Article très intéressant et fort optimiste sur le maintien du droit à l'instruction en famille. «Instruction à domicile: ce que dit le droit européen» (lefigaro.fr)

Dernières nouvelles au 09.12.2020 : 

Publications issues de la page Facebook de Félicia :

D'après le sondage mené par FELICIA, et dont les résultats ont été publiés hier, 91% des enfants interrogés ne sont pas d’accord pour aller ou retourner à l’école. Car il s'agit d'une décision familiale, et que les enfants sont concertés.
Selon l’article 12 de la convention des droits de l’enfant ratifiée par la France en 1990 : « Les Etats parties garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité.»


Cela a enfin le mérite d'être clair : « l'objectif reste de réduire le nombre d'enfants instruits en famille »
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Ecole à la maison : comment son interdiction risque d’accoucher d’une usine à gaz

Ecole à la maison : comment son interdiction risque d’accoucher d’une usine à gaz - Le Parisien

LE PROJET DE LOI SUR LES SÉPARATISMES, PRÉSENTÉ CE MERCREDI EN CONSEIL DES MINISTRES, A ÉTÉ EN PARTIE VIDÉ DE SA SUBSTANCE SUR LE VOLET DE L’INSTRUCTION À DOMICILE, QUI CONCERNERAIT 62 000 ENFANTS. SANS POUR AUTANT CALMER LA COLÈRE DES FAMILLES CONCERNÉES PAR LA MESURE.

Les parents devront justifier de leur capacité à assurer l’instruction à domicile, et prouver chaque année que leur enfant entre dans l’une des cases prévues par la loi. LP/Arnaud Dumontier
Par Christel Brigaudeau
Le 9 décembre 2020 à 06h45
Les fenêtres sont encore allumées au Conseil d'Etat, à cette heure avancée de la soirée du 2 décembre. Et dans le bureau, c'est tempête sous deux crânes. La haute juridiction, saisie pour avis sur le projet de loi contre les séparatismes, tique et tacle la proposition de mettre fin à une spécificité française : le droit d'instruire ses enfants en famille, à la maison. Alerte rouge! La mesure la plus emblématique du projet de loi sur les séparatismes est sur le point d'être retoquée.
Deux conseillers du ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, présents à la réunion, appellent leur patron pour le prévenir du camouflet en vue. « Il leur a été demandé de tout faire pour passer la rampe, rapporte une source proche du dossier. Ils ont réécrit le texte en direct, pour le soumettre à nouveau immédiatement au Conseil d'Etat. » C'est cette version qui se retrouve ce mercredi sur la table du conseil des ministres, et qui sera examinée à partir de janvier par le Parlement.
Un texte bien différent de la promesse de départ, faite par Emmanuel Macron dans son discours aux Mureaux (Yvelines) le 2 octobre dernier : il ne s'agit plus de « limiter strictement » l'école à la maison, « notamment aux impératifs de santé », mais de « mieux l'encadrer », admet-on au ministère de l'Education nationale. Une vraie reculade.
UN «MOTIF BALAI»… QUI BALAIE LARGE
Le texte soumet les familles à un régime d'autorisation préalable. Les parents devront justifier de leur capacité à assurer l'instruction à domicile, et prouver chaque année que leur enfant entre dans l'une des cases prévues par la loi : l'état de santé ou le handicap, la pratique d'activités sportives ou artistiques intensives par exemple, mais aussi « l'existence d'une situation particulière de l'enfant ».
Rue de Grenelle, on appelle cela « un motif balai », assez large pour embrasser une variété de cas personnels. Pour autant, plaide-t-on au cabinet de Jean-Michel Blanquer, « l'objectif reste de réduire le nombre d'enfants instruits en famille », actuellement estimé à 62 000. « Les convictions religieuses, philosophiques ou politiques des familles ne pourront pas être évoquées comme motifs », ajoute son entourage.
«LES FAMILLES SERONT TRÈS NOMBREUSES À SAISIR LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF»
Problème : la manière dont les arguments invoqués par les parents seront vérifiés dans les faits reste encore bien floue. « Cette formulation, c'est une machine à contentieux : les familles seront très nombreuses à saisir le tribunal administratif si elles n'ont pas gain de cause. Cela va être une énorme usine à gaz », anticipe Anne Coffinier, présidente de l'association Créer son école, et l'une des figures de proue du mouvement pour l'école à la maison.
Celui-ci, loin de célébrer une victoire face au recul du gouvernement, semble bien décidé à s'engouffrer dans la brèche, et torpiller jusqu'au dernier mot la mesure jugée inique. Leurs avocats travaillent déjà sur l'argumentaire, selon lequel le texte, même réécrit, serait inconstitutionnel.


Extrait de l'interview de Jean Castex dans Le Monde : "Dans la loi française, le principe est l’école obligatoire, un principe assorti d’exceptions. Nous ne remettons pas en cause cette logique. Mais il y a des dérives : certains utilisent ces exceptions pour éduquer les enfants dans un cadre et avec des finalités contraires aux lois et aux valeurs de la République. C’est cela qu’il faut éviter et sanctionner. Il ne faut pas se tromper de cible pour autant, certains parents utilisant ces exceptions dans un cadre qui n’est pas répréhensible.
Nous allons donc passer dans un régime d’autorisation. Autrement dit, si vous voulez vous soustraire au principe de la scolarisation, vous devrez obtenir l’autorisation des autorités académiques, dans le cadre de critères définis pour cela : l’état de santé ou le handicap de l’enfant, la pratique sportive ou artistique intensive, l’itinérance ou l’éloignement géographique d’un établissement scolaire, et il y aura enfin ce qu’on appelle un « motif balai », à savoir l’existence d’une situation particulière propre à l’enfant, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de leur capacité à assurer l’instruction en famille et le fassent dans l’intérêt supérieur de l’enfant.
Il y a 62 000 enfants qui pratiquent aujourd’hui l’enseignement à la maison. Les enfants concernés par les situations que vous nous avez décrites au début de cet entretien, c’est autour de 5 000…
C’est 5 000 de trop.
Bien sûr, mais est-ce qu’au nom de ces quelques milliers de cas on n’en prive pas beaucoup plus d’une liberté, et leurs parents aussi ?
C’était un risque, mais nous l’avons écarté. Le Conseil d’Etat nous y a aidés. Les exceptions demeurent : nous n’allons pas pénaliser ceux qui utilisent ce droit dans le respect des intérêts de leurs enfants."

Source : Jean Castex : « L’ennemi de la République, c’est une idéologie politique qui s’appelle l’islamisme radical » (lemonde.fr)


Retrouvez ici les modifications des articles de lois prévus concernant l'instruction en famille. Je me permet d'exprimer ma désapprobation totale quand à devoir demander une autorisation afin d'instruire ses enfants soi-même. C'est anticonstitutionnel !!!

Dernières nouvelles au 07.12.2020 : 

instruction-en-famille-resultat-sondage-2020

Voici les résultats du sondage national réalisé par le collectif Félicia réalisé entre le 13 et le 30 novembre 2020 ayant récolté 3654 réponses de foyers ciblés, représentant 6295 enfants en IEF déclarés sur l'année 2020-2021 et hors cned réglementé.

Données issues de ce site.


 

La conclusion du Conseil d’Etat :

Le Conseil d’Etat propose donc, plutôt que de supprimer la possibilité d’instruction dans la famille sauf « impossibilité » avérée de scolarisation, de retenir une rédaction énonçant dans la loi elle-même les cas dans lesquels il sera possible d’y recourir. Dans la version du texte qu’il adopte et qu’il transmet au Gouvernement, il fait le choix d’un encadrement reposant sur des motifs précis, dont l’appréciation pourra être contrôlée par le juge administratif, et offrant des garanties aux familles qui entendent mettre en œuvre un projet éducatif de qualité. Cette modalité d’instruction serait ainsi soumise non plus à une simple déclaration mais à une autorisation annuelle de l’autorité académique accordée seulement pour certains motifs : l’état de santé ou le handicap de l’enfant, la pratique d’activités sportives ou artistiques intensives, l’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique d’un établissement scolaire, ou encore « l’existence d’une situation particulière de l’enfant, sous réserve alors que les personnes qui en sont responsables justifient de leur capacité à assurer l’instruction en famille ». Ce dernier motif préserve une possibilité de choix éducatif des parents, mais tiré de considérations propres à l’enfant.

Source : Voici l’avis du Conseil d’Etat sur le projet de loi « confortant le respect, par tous, des principes de la République » (dit « séparatisme » ou laïcité) (landot-avocats.net)

Dernières nouvelles au 05.12.2020 : 

Scolarisation obligatoire : le conseil d'État fait tanguer le texte de loi - Marianne

Instruction à domicile : comment le gouvernement s'est pris les pieds dans le tapis - L'express

Non à la privation de nos libertés !

Comme le confirme cet article (et d'autres par la même occasion) : M Macron a annoncé le 02 octobre 2020 qu'il avait décidé de façon totalement arbitraire de supprimer une fois de plus l'une de nos libertés fondamentales inscrite dans les Principes fondamentaux reconnus par les lois de la République (PFRLR). 

Il s'agit d'interdire l'école à la maison (ou encore instruction en famille) et de rendre l'école obligatoire pour tous les enfants dès 3 ans (sauf impératifs de santé, sportifs, musiciens... de haut niveau) et ce à partir de la rentrée 2021.

Il fait ainsi fi de la déclaration universelle des droits de l'homme qui stipule à l'article 26 paragraphe 3 que :
"Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants"
et de la convention européenne des droits de l'homme qui stipule également à l'article 2 du protocole additionnel : 
"L’État, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques.", le tout sous des prétextes extrémistes et religieux.

Ne nous laissons pas faire !

Réagissons !

Voici certaines solutions pour tenter d'empêcher l'obligation de scolarisation : 

  • Lancer la destitution d'Emmanuel Macron ! En faisant se mobiliser les députés et les sénateurs. Plus d'informations ici !
  • Signer la pétition pour le maintien des droits à l'instruction en famille. (rédigée par un regroupement d'associations défendant l'instruction en famille ainsi que certains cours par correspondance et des personnalités)
  • Soutenir les actions des associations de défense de l'instruction en famille
  • Faire connaître votre désaccord et le partager sur vos réseaux sociaux notamment !
  • Distribuer des tracts, mettre des affiches dans les lieux publics
  • Afficher son désaccord sur ses vêtements (via logos, messages...)
  • Tenter d'obtenir le soutien de personnalités
  • ...
non-a-l-ecole-obligatoire

Enfin lisez les témoignages de parents instructeurs sur le web et les réseaux sociaux, la très grande majorité a choisi ce mode d'instruction pour le bien de leurs enfants ! Lire cet article notamment, écoutez le début de ce reportage... d'autres à venir !!!

Témoignages sur l'IEF vidéo 1Témoignages sur l'IEF vidéo 2

Instruction mode d'emploi - UNIE

Vidéo d'un avocat sur la volonté d'interdiction de l'IEF.

Article intéressant d'une avocate sur la liberté de l'enseignement !

Courage et persévérance ! L'avenir ce sont nos enfants !

supports-ief-cp-complet

Parce que cette question est récurrente et préoccupe souvent les parents comme elle m'a également préoccupée, je vais consacrer cet article, après vous avoir parlé de notre organisation en ief pour le cp, à vous présenter les supports que j'ai choisis pour l'année de cp de mon fils. A noter que j'ai choisi ces supports en fonction de nous et qu'il serait faux de vouloir faire exactement pareil. Prenez soin, tout comme je l'ai fait, de choisir ceux qui vous conviennent en fonction de vous, de votre enfant et de votre budget. N'hésitez pas à prendre le temps qu'il faut et à chercher d'occasion.

Note n°2 : Le support n'est évidement destiné qu'à faciliter l'action de dispenser un enseignement. La qualité et l'intérêt de celui-ci se feront principalement par la personne qui le prodigue et sa capacité à le rendre accessible et ludique pour l'enfant !

Avant de choisir précisément nos supports, je me suis renseignée sur les différentes matières enseignée en cp. En effet, les attendus du socle commun ainsi que ceux de fin de cycle, ne sont pas classés par matière. Ainsi j'ai répertorié les matières suivantes :

- Français : avec lecture, écriture et étude de la langue
- Mathématiques
- Découverte du monde (DDM) : vivant / non vivant, matière, objets, espace et temps
- L'EMC (Education Morale et Civique)
- Langue vivante (ou régionale)
- L'EPS (Education Physique et Sportive)
- Les arts

Une fois ceci devenu un peu plus clair, il m'était plus aisé de voir ou en venir. Certaines matières ne me demanderont pas de supports ou très peu et d'autres oui.

 

 

Les matières sans supports

Pour le sport, les arts, la langue vivante et l'EMC, nous avons choisi de faire sans support. Je m'explique :

Le sport et les arts

Ce sont à mon avis des matières vivantes que l'on pratique et non que l'on apprend (du moins en cp). Ainsi Alexander pratiquera du sport de manière toute naturelle à la maison en courant, sautant, lançant, grimpant aux arbres, jouant avec un ballon, des buts, des raquettes, en faisant du vélo ou de la trottinette... De même que pour les arts il dessinera, peindra, fabriquera des maquettes, objets divers, fera de la décoration, des châteaux de sables, des legos, des meccanos... et j'en passe.
A cela nous avons également choisi de l'inscrire dans une école de cirque et de lui permettre de faire de l'équitation avec mes chevaux. L'année dernière nous l'avions même inscrit à un cours d'éveil musical.

L'EMC

Les attendus en EMC en fin de cp étant assez peu conséquents, j'ai choisi ne pas investir dans un support. Les leçons se feront de façon assez naturelle au quotidien avec des explications et pourquoi pas quelques exercices ponctuels trouvés sur le net. Le but de l'EMC étant tout de même de devenir un citoyen responsable et civique.

Langue vivante : l'allemand

Pour cette partie, je vous l'avouerai, nous avons l'avantage d'être tous les 3 (mes parents et moi) bilingue français / allemand. Ainsi nous n'utiliserons pas de supports ici non plus et les apprentissages se feront au quotidien de façon spontanée, ludique et répétitive.

Les matières avec support

supports-ief-cp

Pour les autres matières (français, mathématiques et DDM) j'ai choisi de m'aider de supports principalement pour me faciliter la vie, avoir une trame et ne pas passer mon temps à chercher et imprimer tout un tas de fiches trouvées sur le net (parfois excellentes il faut le reconnaître).

Le français

Matière fondamentale et très importante au cp, nous distinguerons la lecture de l'écriture ainsi que de l'étude de la langue.

Pour la lecture :
Nous avons opté pour une méthode de lecture syllabique classique de la librairie des écoles (il en existe évidement d'autres très bien faites également : Boscher, Montessori...). Cette méthode progressive nous correspond et aborde aussi l'étude de la langue. Avec ce manuel l'ensemble des notions importantes en lecture est couvert.
A cette méthode syllabique j'ai choisi, après quelques temps, de la compléter d'un cahier d'apprentissage et d'entrainement à la lecture un peu plus ludique : "Mon grand cahier Montessori de lecture".
A cela s'ajoutent quelques petits livres de lecture débutant (voir photo plus bas). Il y en a de différents niveau en fonction de l'avancée dans la lecture de l'enfant. Ici seul le niveau 1 (débutant) est présent.
Il se peut qu'en cours d'année et en fonction de l'avancement d'Alexander, un autre cahier "ludiques" vienne compléter notre collection : "je comprends ce que je lis Montessori". Affaire à suivre.
Enfin un petit dictionnaire trouvé sur un vide grenier complètera très bien nos manuels.

Pour l'écriture :
Nous avons choisi tout d'abord le manuel d'écriture de la librairie des écoles qui accompagne le manuel de lecture. Puis découvrant la méthode d'écriture Danièle Dumont, j'ai souhaité apprendre l'écriture des lettres dans un ordre bien précis à Alexander.
C'est ainsi que nous avons pris un cahier maternelle vierge de 32 pages (interligne 3mm) ou je lui trace le modèle de la lettre qu'il reproduit ensuite. Petite précision : nous travaillons la découverte du tracé de la lettre sur feuille plastifiée (à défaut de lettres rugueuses que je n'ai pas voulu acheter à l'époque) d'abord avec le doigt puis avec feutre. Sur le cahier, Alexander écrit uniquement au crayon de papier pour le moment.

Pour l'étude de la langue (EDL) : 
Il y a à l'intérieur du manuel de lecture de la librairie des écoles des pages dédiés à l'EDL. En plus de cela nous avons un Bescherelle GS, CP, CE1 (trouvé sur un vide grenier ^^) qui vient compléter les premières notions à acquérir. En fonction de l'avancement d'Alexander, j'opterai éventuellement pour "Mon grand cahier Montessori de grammaire". Affaire à suivre également.

 

 

Les mathématiques

Ici je souhaitais un manuel avec le "programme" de l'année tout prêt à suivre. Ayant lu de bonnes choses sur la méthode de Singapour de la librairie des écoles, mon choix s'est porté là dessus (ancienne version). Il existe évidement d'autres méthodes toutes prêtes chez d'autres éditeurs.
Ainsi nous nous sommes procuré le manuel de cours et les 2 cahiers d'exercices qui vont avec (sans le guide pédagogique qui m'apparaissait comme une contrainte à suivre onéreuse).
A cela j'ai souhaité ajouter un peu plus de géométrie et me suis décidée pour les cahiers "Bout de gomme" de chez Jocatop. J'en ai profité pour prendre les 2 autres (calculs + problèmes) afin de me faire mon avis et de permettre à Alexander de s'entrainer d'avantage. De plus ces cahiers ont l'air assez ludique = essentiel pour A.
Nous utilisons également de temps en temps le site de Khan Academy, ludique et encourageant.
Enfin j'ai souhaité un peu de manipulation (ludique !!) et me suis procurée du matériel décimal ici. Cela plaît énormément à mon fils (eh oui on peut faire des constructions avec...).

La Découverte du monde

J'ai commencé en début d'année à chercher les notions qui étaient abordées en DDM et à imprimer diverses fiches trouvées sur le blogs d'enseignants (il y en a une multitude). Assez fastidieux et demandant une bonne organisation et un classeur et des cartouches d'encre, j'ai préféré opter pour plus économique en temps et en argent.
C'est pourquoi j'ai choisi les cahiers "Magellan" et "Les cahiers de la luciole" CP de chez Hatier (existe aussi chez d'autres éditeurs comme istra ;-)). Pratiques et peu chers, ils abordent les différentes notions vues en cp. Nous les complèterons par quelques exercices trouvés sur le net, de la manipulation, des sorties découvertes, des vidéos (notamment "C'est pas sorcier", "Il était une fois... les découvreurs, la vie..." etc.), les situations de la vie quotidienne...

supports-ief-cp-premieres-lectures
Livres premières lectures

Conclusion

Voici donc nos supports présentés avec explications. Je n'hésiterai pas à mettre des remarques en cours d'année. J'espère que cet article aura pu vous aider. N'hésitez pas à laisser un commentaire si vous le souhaitez ou si vous avez des questions. Merci.

Je vous parlais dans l'article précédent des raisons qui nous ont amenés à choisir l'instruction en famille. Aujourd'hui je vais vous dévoiler un peu de notre quotidien, de notre façon de faire et de la manière dont nous nous sommes organisés. A rappeler également que cette manière nous est propre et que chacun est libre de faire comme il le souhaite et de manière entièrement personnelle. Notre façon de faire se veut être un témoignage et pourra tout au mieux donner des idées à ceux qui le souhaitent.

 

 

L'emploi du temps

Après quelques semaines à trouver notre rythme lors de notre première année officielle d'instruction en famille en 2019, nous avons souhaité mettre sur papier le déroulement de nos journée. C'est ainsi qu'est apparu notre premier emploi du temps. Depuis, je ne m'en passe plus car il cadre à merveille notre rythme quotidien et hebdomadaire.
Cette année encore j'ai fais un emploi du temps pour mon fils Alexander qui ferait sa rentrée en CP s'il était scolarisé, et qui nous sert de ligne directrice à toute la famille. Pour rappel, Alexander est instruit par mes parents et moi même, donc 3 personnes à se relayer.
Parce que les images parlent mieux que de longs discours, je vous partage notre emploi du temps pour cette rentrée 2020-2021.

emploi-du-temps-ief-cp

Les séances d'instruction

Comme vous avez pu le constater, nous nous sommes réservés 2 créneaux (un le matin et un l'après-midi) dédiés aux apprentissages proprement dits. A aujourd'hui, nous ne travaillons pas 2 heures de suite sans interruption mais par séquences d'une quinzaine de minutes environ par matière ou sujet.

Ainsi notre créneau du matin ressemblera à peu près à cela :
Ecriture 20 min
Lecture 15 min
Récréation ^^
Mathématiques 20 min
Jeux éducatifs 30/45 min ou informatique 30 min ou allemand 15 min ou aller dehors 45 min

Et celui de l'après-midi à cela :
Rituel lecture 5 min
Rituel écriture 5/10 min
Découverte du monde ou sciences ou histoire ou géographie 20 min
EMC (Education Morale et Civique) 15/20 min ou cuisine 45 min
Allemand si non fait le matin 15 min ou informatique 30 min ou activités artistiques 30 min

Nous n'avons volontairement pas arrêté les matières à des jours fixes afin de rester flexible et de s'adapter aux envies d'Alexander. Seuls les fondamentaux du matin et les rituels lecture et écriture sont quotidiens et fixes.

Pour cadrer tout cela et garder une trace de ce que nous faisons quotidiennement, j'ai mis au point un petit document (inspiré par la programmation de "Nous on préfère l'IEF" que nous cochons chaque jour. A cela s'ajoute un agenda à 1,50 € trouvé en grande surface où nous consignons précisément ce qui a été fait chaque jour.

planning-ief-cp

Ajout du 01.09.20 : Pour la maternelle, je ne m'étais pas autant compliqué la vie. J'avais mes objectifs à l'année d'un coté et mon agenda pour noter ce que nous faisions tous les jours de l'autre. 😉 

 

 

Les objectifs

Lors de la dernière année de maternelle d'Alexander (notre première année officielle d'IEF), nous avions élaboré un ensemble d'objectifs que nous souhaitions atteindre en fin d'année avec Alexander en fonction de ses capacités connues et estimées. Pour cela nous nous étions en partie inspirés des attendus de fin de cycle 1 et avions rajouté ou supprimé des éléments à notre convenance. Je ne pourrais pas vous dire ce qu'en pense l'inspecteur étant donné que notre contrôle a été annulé en raison du coronavirus.
J'avais trouvé assez difficile d'estimer ce à quoi nous pouvions arriver en l'espace d'un an et ne souhaitais pas suivre à la lettre le programme de l'éducation nationale et c'est pourquoi j'ai fais quelques modifications pour cette nouvelle année.

Ainsi pour cette année, j'ai tracé en bref les grandes lignes auxquelles nous tendons et ai en parallèle établi un petit programme des objectifs par période que j'envisage d'atteindre. Ceci étant une première, je rectifierai au fil du temps ma programmation (qui n'est en passant pas complètement terminée). J'utilise pour m'aider et avoir quelques repères les attendus de fin de cycle 2 ainsi que les attendus de fin de CP en français, maths et EMC (trouvable sur le site Eduscol).

Voici un aperçu de ce que je viens de vous décrire.

ief-organisation-lignes-directrices
programmation-objectifs-ief-cp

Edit de janvier 2021 : J'ai mis complètement de côté les objectifs pour le moment et nous ne suivons que les manuels. J'y reviendrai peut être plus tard. Enjoy the life !! 😀 

L'adaptation

Enfin je souhaiterais rajouter que aussi bien cadré que l'on veuille, les choses ne se passent pas toujours comme prévues, nous nous gardons une certaine marge de manœuvre et donc nous adaptons au besoin. Qu'il s'agisse d'un évènement imprévu, une occasion à ne pas manquer, une météo exceptionnelle, la maladie ou bien une motivation plus ou moins présente (de l'enfant ou de l'adulte), nous faisons avec et revenons ensuite à notre cadre et nos objectifs.

 

 

Conclusion

Voilà pour le moment ce que je peux vous dire de notre organisation. Je rappelle qu'elle nous est propre et que chacun a la sienne. S'il y a des points que je n'ai pas abordés et qui vous intéressent, n'hésitez pas à laisser un commentaire, je tenterai d'y répondre d'une manière ou d'une autre. Cet article est également susceptible de se voir enrichi ou modifier au fil de nos expériences.

Merci de m'avoir lue et n'hésitez pas à consulter mes autres articles sur l'IEF notamment sur le choix de nos supports pour le CP.

Comme vous avez peut être pu le constater, nous avons décidé (avec l'aide de mes parents) d'instruire mon fils Alexander en famille. Avant de vous expliquer les raisons de ce choix, je tenais à rappeler qu'en France, c'est bien l'instruction qui est obligatoire et non l'école. Voir l'onglet "Instruction en famille".

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L'ief un droit ?

Avant de vous parler de nos raisons propres au choix d'instruire mon fils en famille, je souhaiterais rappeler que tout le monde est en droit d'instruire son ou ses enfants en famille, de passer par des cours par correspondance ou non, de pratiquer le unschooling... Il n'y a pas de raisons juridiquement "valable" à avoir ni à justifier de quelque situation que ce soit. Chacun est libre d'avoir ses propres raisons ! C'est pourquoi la raison que je vous donnerai ici ne concerne que nous. Libre à vous ensuite de choisir d'instruire ou non votre ou vos enfants en fonction de vos propres choix. 🙂

 

 

Au commencement

La décision de ne pas scolariser mon fils est une décision prise comme je l'ai dit en famille. L'idée émanait principalement de mon père qui souhaitait instruire mon fils sans qu'il ait besoin d'aller à l'école. A l'âge où Alexander aurait pu faire sa rentrée en maternelle, j'ai choisi de le garder à la maison car je ne me sentais pas prête à le mettre en collectivité. L'école n'étant à cette époque obligatoire qu'à partir de 6 ans.
Le temps passait et nous faisions pleins de découvertes, sans pression. Alexander aimait regarder de nombreux livres avec moi ou ses grands parents, il aimait piocher et jardiner, bricoler et monter à cheval (eh oui ^^) puis regarder quelques dessins animés.
Puis un jour je me suis retrouvée dans une situation délicate avec la pression d'un médecin insistant pour que je scolarise mon fils. Lui ayant expliqué que je ne le souhaitais pas (mais sans conviction profonde encore), il nous a fait des ennuis. Bref, cela nous a secoués et l'idée initiale de mon père à finit par percer en moi (et ma mère également) pour devenir une certitude : il faut instruire nous même Alexander !

Pourquoi ce choix ?

La raison fondamentale qui m'a poussée à prendre cette décision est :
LE BIEN DE MON ENFANT !

J'ai toujours souhaité le meilleur pour lui et sans craindre les sacrifices, je me devais cette fois aussi être au clair sur ce que je voulais pour lui.

Et ce que je voulais était :

- que mon fils s'épanouisse de manière naturelle et sans pression dans un monde sain et proche de la nature
- qu'il garde son enthousiasme et sa liberté d'être ce qu'il est
- que l'on s'occupe de lui et qu'on l'accompagne dans sa soif de découverte
- qu'il soit poli et parle correctement (sans gros mots par exemple)
- respecter le rythme physiologique de mon fils (heure de lever, sommeil suffisant...)

Ainsi si je voulais offrir tout ceci à mon fils, le choix de l'instruire moi même devenait une évidence.

 

 

Et les doutes ... ?

Bien sûr je ne suis pas passée à côté de certains doutes : en serais-je capable ? Comment dois-je m'y prendre ? Et la socialisation ? etc.

Eh bien j'ai commencé à me renseigner sur internet et à lire beaucoup de témoignages. Je me suis renseignée sur les lois et me suis inscrite dans plusieurs groupes ief facebook.
Au bout d'un certain temps j'étais devenue bien rodée. Et lorsque l'instruction est devenue obligatoire à partir de 3 ans, j'ai effectuée tout naturellement les démarches et me suis, avec l'aide de mes parents, attelée à la tâche. Alexander avait alors 5 ans et demi et était sensé rentrer en grande section de maternelle.
Quand à la fameuse socialisation, il y a pleins de manières de rencontrer d'autres enfants en dehors de l'école.

Concrètement est-ce faisable ?

D'un point de vue financier
N'étant pas très riche mais assez autonome, nous n'avons pas de soucis de ce côté là. J'achète beaucoup d'occasion et nous produisons une grande partie de notre nourriture. Nous avons 1 salaire pour 4 personnes et pas de crédits.

D'un point de vue temps
Etant à notre compte, nous avons la chance d'être très flexible niveau horaires. Nous sommes trois personnes à instruire Alexander et nous relayons quotidiennement. Un emploi du temps fixe un cadre à notre organisation hebdomadaire. Voir l'article suivant sur notre organisation en ief pour le cp.

D'un point de vue connaissances
Ayant été très bons élèves tous les 3, nous avons encore de bonne connaissances scolaires, surtout qu'Alexander n'a à ce jour que 6 ans et demi et va faire sa rentrée en cp. Même avec moins de connaissance, l'ief est tout à fait envisageable grâce à de bons support (voir l'article sur nos support en ief pour le cp) ou à des cours par correspondance.

 

 

Conclusion

Pour conclure je dirais que instruire son ou ses enfants soi-même est tout à fait envisageable et que les motivations sont propres à chacun.
Pour nous il s'agit de respecter le rythme de l'enfant, ses capacités et ses intérêts, d'avoir un emploi du temps souple, d'avoir un sommeil suffisant et de qualité et de ne pas être contraint d'apprendre en étant assis pendant 6 heures sur une chaise.
N'hésitez pas si vous le souhaitez à lire les témoignages d'autres personnes, à vous renseigner sur les droits et obligations qu'induisent de vouloir instruire en famille et enfin à avoir confiance.

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