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Non à la privation de nos libertés !

Comme le confirme cet article (et d'autres par la même occasion) : M Macron a annoncé le 02 octobre 2020 qu'il avait décidé de façon totalement arbitraire de supprimer une fois de plus l'une de nos libertés fondamentales inscrite dans les Principes fondamentaux reconnus par les lois de la République (PFRLR). 

Il s'agit d'interdire l'école à la maison (ou encore instruction en famille) et de rendre l'école obligatoire pour tous les enfants dès 3 ans (sauf impératifs de santé, sportifs, musiciens... de haut niveau) et ce à partir de la rentrée 2021.

Il fait ainsi fi de la déclaration universelle des droits de l'homme qui stipule à l'article 26 paragraphe 3 que :
"Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants"
et de la convention européenne des droits de l'homme qui stipule également à l'article 2 du protocole additionnel : 
"L’État, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques.", le tout sous des prétextes extrémistes et religieux.

Ne nous laissons pas faire !

Réagissons !

Voici certaines solutions pour tenter d'empêcher l'obligation de scolarisation : 

  • Lancer la destitution d'Emmanuel Macron ! En faisant se mobiliser les députés et les sénateurs. Plus d'informations ici !
  • Signer la pétition pour le maintien des droits à l'instruction en famille. (rédigée par un regroupement d'associations défendant l'instruction en famille ainsi que certains cours par correspondance et des personnalités)
  • Soutenir les actions des associations de défense de l'instruction en famille
  • Faire connaître votre désaccord et le partager sur vos réseaux sociaux notamment !
  • Distribuer des tracts, mettre des affiches dans les lieux publics
  • Afficher son désaccord sur ses vêtements (via logos, messages...)
  • Tenter d'obtenir le soutien de personnalités
  • ...
non-a-l-ecole-obligatoire

Enfin lisez les témoignages de parents instructeurs sur le web et les réseaux sociaux, la très grande majorité a choisi ce mode d'instruction pour le bien de leurs enfants ! Lire cet article notamment, écoutez le début de ce reportage... d'autres à venir !!!

Article intéressant d'une avocate sur la liberté de l'enseignement !

Courage et persévérance ! L'avenir ce sont nos enfants !

Voici un sujet d'actualité auquel nombre de parents sont confrontés. On n'y prête pas forcément attention au début, on se dit que c'est normal, l'enfant est dans son monde ou "dans la lune"... Mais quand arrive l'école primaire et les apprentissages, cela peut devenir plus embêtant. Etant moi-même confronté au sujet, j'ai fais des recherches et me penche sur la question. Je vais tenter par cet article de vous en apprendre d'avantage sur l'enfant et le manque de concentration et vous donner plusieurs pistes pour essayer de l'améliorer.

Tout d'abord je commencerai par dire qu'un enfant a le droit d'être dans son monde et distrait et ce d'autant plus lorsqu'ils sont jeunes. Ce n'est que lorsque cela se produit de façon très répétitive, dans plusieurs situations et que cela peut être handicapant pour l'enfant que l'on peut se pencher sur le sujet. Autrement laissez votre enfant vivre sa vie, il a le temps de prendre conscience de la réalité.

 

 

Quelles peuvent être les causes d'un manque de concentration ?

Si la réponse était facile, la solution le serait autant mais il peut souvent y avoir plusieurs origines à cela. Tentons d'en recenser certaines (liste non exhaustive) :

- le manque de sommeil
- une exposition trop importante devant les écrans
- le manque d’intérêt face à ce que l’on demande à l’enfant
- une situation qui préoccupe l'enfant (divorce, décès, tentions...)
- une alimentation insuffisamment variée
- trop d'éléments perturbateurs autour de lui (bruit, objets, voix...)
- des attentes exagérées ou des consignes pas assez claires
- des troubles sensoriels (vue, audition...)
- enfin il est possible que ce soit un trouble neurologique (trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité). Seul un médecin (psychiatre ou autre) sera en mesure de le diagnostiquer.
...

Comment aider son enfant à se concentrer ?

Lui accorder un sommeil suffisant et de qualité

C'est la chose primordiale ! Si le sommeil d'un enfant est insuffisant ou de mauvaise qualité, les conséquences sont fâcheuses. Le manque de concentration en est une mais pas la pire. Voici les recommandations en heures de sommeil par tranche d'âge de la National Sleep Foundation (https://www.sleepfoundation.org/press-release/national-sleep-foundation-recommends-new-sleep-times).

Nouveau-né0 - 3 mois14 - 17 h
Nourrisson4 - 11 mois12 - 15 h
Bébé1 - 2 ans11 - 14 h
Âge préscolaire3 - 5 ans10 - 13 h
Âge scolaire6 - 13 ans9 - 11 h
Adolescent14 - 17 ans8 - 10 h
Jeunes adultes18 - 25 ans7 - 9 h
Adultes26 - 64 ans7 - 9 h
Personnes âgées65 +7 - 8 h

 

 

Minimiser l'exposition aux écrans

Ce ne sont plus des hypothèses mais bien des faits : l'exposition exagérée aux écrans est nuisible (lire notre article à ce sujet) et peut fortement agir sur le manque de concentration de l'enfant. A proscrire avant d'aller au lit ou à l'école et tenter de ramener l'exposition à 1h par jour maximum.

Veiller à une alimentation suffisamment variée et de bonne qualité

En ce qui concerne la qualité de l'alimentation, nous vous conseillons de lire notre article sur l'alimentation biologique ou celui-ci : http://www.sos-detresse.info/lalimentation-saine/ .

En ce qui concerne les besoins spécifiques à la mémoire et à la concentration, voici un excellent article ici : https://www.darwin-nutrition.fr/conseils/aliments-cerveau-concentration-memoire/

En voici le sommaire :

1 - Les nutriments bons pour le cerveau
- Les acides gras essentiels pour le cerveau
- Le glucose : le carburant du cerveau
- Privilégier des aliments riches en protéines
- Le rôle des oligo-éléments
- L’importance des vitamines
- Lutter contre le vieillissement du cerveau grâce aux antioxydants
- Assurer les apports en oxygène

2 - 12 aliments bons pour le cerveau
- Les poissons gras
- Les huiles végétales
- Les féculents et légumineuses
- Les épinards et légumes verts
- Les fruits de mer
- Les oeufs
- Les fruits rouges et l’avocat
- Le chocolat noir
- Le café

 

 

Accorder du temps et de l'attention à son enfant

Chose évidente me direz vous pour s'épanouir mais on aurait tendance à l'oublier et l'enfant pour combler ce manque pourrait de ce fait se réfugier dans un monde imaginaire.

Favoriser un climat affectif serein

Exemple : pas de remontrances avant le coucher ni avant l’école, ce qui risquerait de perturber votre enfant et donc de le déconcentrer ou de nuire à la qualité de son sommeil.

Favoriser les vrais moments d'échange

A travers les jeux notamment, par de petites séances courtes et riches au début puis plus longues avec le temps. Croisez vos regards, ne soyez pas dérangés, vous verrez votre enfant se transformer.

Lui permettre de se dépenser/défouler

Indispensable à son développement il permet ensuite de se concentrer plus facilement. L'apport en oxygène et l'effort fourni sont très bénéfiques physiquement et permettent une coupure de l'effort mental demandé lors de la concentration. Ne sous-estimez pas ce besoin impérieux.

Ne pas attendre de votre enfant plus que ce qu'il est capable

Souvent oublié, cela risque de mettre l'enfant en situation d'échec. Il peut alors chercher à s'échapper de la situation en se réfugiant dans ses pensées ou en se laissant distraire.

Supprimer ou réduire tout ce qui peut capter son attention ailleurs

Tels que la télévision, les jeux vidéos, une fenêtre ouverte avec des bruits, des objets ou jouets à proximité...

Choisir le bon moment

Repérer les moments de la journée où l’enfant est le plus calme et faire en sorte qu’il accomplisse les tâches les plus difficiles pour lui, et celles qui requièrent le plus de concentration, pendant ces moments. On évitera ainsi de faire les devoirs le soir tard ou le dimanche en fin de journée.

 

 

Il a aussi besoin de calme

Favorisez un lieu calme pour les devoirs, les apprentissages ou les jeux qui demandent de la concentration. Aidez-le a avoir aussi des moments de calme à lui tout seul (notamment dans une fratrie).

L'intéresser

Voici un sujet très intéressant justement. Qui n'a pas remarqué qu'un enfant est tout à fait capable de se concentrer longtemps sur une chose qui l'intéresse ? Alors que ce sera bien plus difficile pour une chose qui ne l'intéresse pas. Voici donc un élément clé pour la concentration : l'intérêt !! L'enthousiasme que l'enfant porte pour une chose !
Il n'est certes pas toujours évident de rendre certaines choses attrayantes mais sachez que le jeu est une solution miracle !

Donner une seule consigne à la fois et être clair

Cela lui évitera de s'embrouiller et d'en oublier une partie. Veillez à être cohérent sans quoi il aura du mal à satisfaire vos attentes.

Le féliciter et l'encourager régulièrement

Très important pour son épanouissement, il prendra petit à petit conscience que lorsqu'il fait un effort (notamment de concentration) on est content de lui. Il aura ainsi d'avantage envie d'en refaire.

Les huiles essentielles

Celles-ci peuvent aider à la concentration, à la détente ou à stimuler bien que pour un résultat à long terme c'est la cause qu'il faut trouver et régler.
Pour plus de renseignement sur les huiles essentielles et la concentration, visitez ce lien : https://www.aroma-zone.com/info/guide-huiles-essentielles/concentration-aide-a-la-et-periode-d-examens

Les pierres

Celles-ci peuvent également avoir un effet positif sur la concentration mais ne feront pas tout le travail non plus.
Il est possible de porter des pierres tels que la fluorite (fluorine) ou l'ambre (pour ne citer qu'eux) sous forme de bracelet ou de collier.

 

 

Le manque de concentration est-il irrémédiable ?

Souvent cela s'estompe en grandissant, lorsque l'enfant devient plus mâture. Cela peut même disparaître. Dans certains cas (notamment lors de troubles déficitaires de l'attention), cela peut cependant persister même à l'âge adulte de façon plus ou moins prononcée, handicapante ou non. Je n'en parlerai pas dans cet article car je ne me suis pas penchée sur la question mais on peut trouver des trucs et astuces pour parvenir à une meilleure concentration. Il est aussi possible de revoir son alimentation, son sommeil, faire de l'EFT (Technique de Libération Emotionnelle)... et dans des cas graves, consulter un thérapeute, un magnétiseur par exemple.

Conclusion

J'espère que cet article vous aura apporté certaines réponses et solutions. N'hésitez pas à le partager ou à me faire part de vos commentaire. Pour le rédiger je me suis inspirée des sites suivants :
https://www.doctissimo.fr/famille/scolarite/aidez-votre-enfant-a-l-ecole/manque-concentration-enfant
https://www.enfant.com/votre-enfant-3-5-ans/developpement/5-conseils-pour-favoriser-sa-concentration/
https://naitreetgrandir.com/fr/etape/3-5-ans/comportement/fiche.aspx?doc=ik-naitre-grandir-enfant-actif-facilement-distrait
https://www.darwin-nutrition.fr/conseils/aliments-cerveau-concentration-memoire/

 

Vous le savez déjà peut-être mais l'exposition exagérée aux écrans pour nos enfants est nocive ! Voici le témoignage d'une médecin de PMI. Réagissons, il est encore temps ! Les transcriptions en texte de chaque vidéo, sont juste en dessous.

Découvert grâce à l'article issu de ce site : http://www.martin13.fr/sante/commet-nuit-la-television-aux-enfants.html

 

 

Version longue
Version courte

Transcription de la vidéo longue

Nous sommes deux médecins de PMI. Le Dr Isabelle Terrasse, et moi -même, le Dr Anne-Lise Ducanda, qui avons pris l’initiative de faire cette vidéo pour alerter les parents, les professionnels et les pouvoirs publics, sur les conséquences graves de tous les écrans sur les enfants de 0 à 4 ans, et notamment des troubles qui ressemblent en tout point aux Troubles du Spectre Autistique.

Tous nos constats sont tirés de notre pratique quotidienne.

Les médecins de PMI effectuent des consultations médicales gratuites pour les enfants de 0 à 3 ans et dans certains territoires, des visites médicales dans les écoles maternelles pour les enfants de 4 ans.

Mais ces 5 dernières années, les enseignants nous demandent de voir de plus en plus d’enfants qui présentent des retards de développement, des troubles du comportement et des Troubles du Spectre Autistique.

Des enfants dans leur bulle, indifférents au monde qui les entoure, qui souvent ne réagissent pas à leur prénom (ce que l’enfant devrait faire à 9 mois), qui ne jouent pas avec les autres, qui ne s’assoient pas avec les autres, qui ne parlent pas, ou qui parlent en écholalie : l’enfant répète mot pour mot une question qu’on lui pose.

Des enfants qui ne comprennent pas une consigne toute simple.

Des enfants inhibés qui ne bougent pas ou au contraire très agités; ils s’enfuient, jettent tout par terre, des enfants intolérants à la frustration : si on leur dit « non », ils hurlent, se roulent par terre, parfois agressifs, ils mordent, tapent, griffent; des enfants qui ont des gestes inadaptés : ils battent des ailes avec leurs mains, regardent fixement une lumière, une vitre, jouent toujours avec le même jouet : c’est ce qu’on appelle des stéréotypies.

Or, la triade :

1 - trouble de la communication

2 - trouble des relations sociales

3 - stéréotypies

sont la définition de ce qu’on appelle « Troubles du Spectre Autistique » ou « Troubles Envahissants du Développement ».

Sur 500 enfants d’une même classe d’âge dans ma ville, les écoles me signalent tous les ans environ 25 enfants qui ont ce tableau, soit 1 enfant sur 20.

Je reçois chaque enfant en consultation avec ses deux parents si possible pendant 1 heure, au cours de laquelle j’observe l’enfant et je lui fais passer des tests simples.

Est ce qu’il joue en salle d’attente ?

Est ce qu’il réagit à son prénom quand je l’appelle ?

Est ce que j’arrive à croiser son regard quand je lui parle ?

Peut il répondre à une consigne simple, comme « donne le jouet à papa » ?

Peut il répondre au test du langage ERTL4, calibré pour les enfants de 4 ans ?

Si sont des enfants qui se préparent pour aller à l’école nous leur posons des questions simples.

Certains enfants ne regardent même pas la feuille.

Je pose les questions : « Que fait la petite fille ? » l’enfant répond : « que fait la petite fille ? » ça c'est de l'écholalie. Ou bien, « A qui sont les chaussures bleues ? », l’enfant répond : « d’accord ! », donc à côté.

Après avoir éliminé une surdité, j’essaie de comprendre, j’interroge en détail les parents sur les habitudes de vie de l’enfant entre 0 et 3 ans.

Comment occupait il ses journées ? Comment était il gardé ? Et maintenant, que fait il en dehors des heures d’école ?

Je pose de façon très précise la question des écrans : Est ce une habitude à la maison de laisser la télévision allumée en permanence ?

Si oui, depuis que l’enfant est né ? l’enfant la regarde-t-il ou joue-t-il à côté sans la regarder ou les deux ?

L’enfant aime-t-il aller sur le téléphone de maman ?

Jouer sur la tablette de papa ?

A-t-il sa propre tablette à lui ?

Pour regarder des dessins animés, faire des jeux « éducatifs », va-t-il sur d’autres écrans, comme l'ordinateur, la DS, les jeux vidéos du grand frère ?

Je note le nombre d’heures totales passées par jour, devant chaque écran en semaine, le week-end, avant ses 3 ans, maintenant; et je les additionne dans un tableau. Le constat est sans appel : les enfants de 3-4 ans en grande difficulté que nous signalent les écoles sont quasiment tous exposés massivement aux écrans de 6 heures à 12 heures par jour. Ils n’ont pas ou peu de jeux d’imitation et s’ils en ont ils les délaissent de toute façon au profit des écrans. Ceci, parfois même en l'absence de toute problématique sociale ou de toute problématique familiale, mais les écrans ne sont pas des jouets comme les autres.

 

 

Rappelons comment se développe le cerveau du petit enfant. Le cerveau du petit enfant ne peut se développer que s’il manipule les jouets avec ses mains, qu’il les goûte avec sa bouche et explore son environnement réel.

Par exemple, avec ces cubes il essaie d’encastrer des cubes les uns après les autres. Un cube tombe, il recommence, en adaptant son geste; ou bien il manipule cette balle, se rend compte qu’elle est ronde, que quand il appuie dessus, elle se déforme, qu’elle a cette taille, qu’elle a des trous dedans. Quand il lance la balle, elle roule jusqu’au mur. Son cerveau analyse les effets de ses gestes sur les objets réels, et c’est une des conditions pour que le cerveau établisse des connexions cérébrales et se développe.

Le cerveau du petit enfant ne peut pas se développer sans le toucher. La succession de flashs lumineux et sonores très rapides des écrans captent l’attention involontaire de l’enfant qui a du mal à s’en détacher et à faire autre chose.

Il peut rester des heures fixé devant l’écran ce qui entrave l’exploration de son environnement réel par le toucher, mais isole aussi l’enfant de toute relation humaine, indispensable à la communication et au langage.

En effet, l’enfant ne peut développer le langage que si une personne s‘adresse à lui, le regarde, lui dit « tu » et lui parle de ce qu'il est en train de faire; par exemple: si un parent dit à son fils en le regardant « Nathan, tu viens, je t’aide à mettre ton manteau et nous sortons dehors tous les deux », tout en l’aidant à mettre son manteau et en sortant dehors avec lui.

La phrase prend tout son sens et l’enfant apprend ce que ces mots veulent dire parce qu’il le fait en même temps.

Si l’enfant entend exactement la même phrase dans un dessin animé qui ne s’adresse pas du tout à lui « tu viens, on va mettre ton manteau et nous sortons dehors tous les deux », cette phrase est une succession de mots qui glissent sur lui et qui ne prend aucun sens.

Il n’apprend pas ce que ces mots veulent dire.

Si l’enfant joue à côté de la télévision allumée, mais qu’il ne semble pas la regarder, il interrompt pourtant sans cesse ses manipulations de jouets pour jeter des coups d’oeil répétés vers la télévision. Il ne peut pas aller au bout de ses explorations et apprendre de ce qu’il fait. Le brouhaha et le bruit permanent de la télé qu'il entend l’isolent davantage, et pour lui, les mots ne servent pas à communiquer.

Par ailleurs, les écrans ne permettent pas deux choses essentielles à l’apprentissage: l'effort et la frustration.

De plus, ces flashs lumineux et sonores saccadés venus de l’écran ne sont ni prévisibles ni rassurants, et génèrent chez l’enfant des émotions et des angoisses qu'il ne gère pas.

Tout cela peut entraîner chez le petit enfant des comportements agressifs et violents : de plus en plus d'enfants mordent et tapent à la crèche et à l’école maternelle.

Ce phénomène existe même avec les dessins animés pour enfants, mais il est majoré si le programme est inadapté, comme le journal télévisé ou des films pour adultes par exemple.

Nous voyons en consultation des bébés tendus, des bébés qui pleurent beaucoup sans raison médicale ni psychologique, et qui s'apaisent miraculeusement quand les parents éteignent la télévision.

Par ailleurs, les écrans ont un pouvoir addictif très puissant. Petit à petit l'enfant ne peut plus s'en passer et le réclame de plus en plus.

Si les parents tentent de lui retirer, il peut rentrer dans une énorme colère: il hurle, se roule par terre, peut se taper la tête contre les murs.

La réaction est beaucoup plus violente que si on lui enlève n’importe quel autre jouet.

Et cela complique l'arrêt des écrans.

La seule solution pour les parents de le calmer est souvent de le remettre devant l'écran.

Les écrans plusieurs heures par jour empêchent le cerveau de se développer et génèrent des troubles du comportement et de la relation.

Comment en est-on arrivés là ? Depuis quelques années, la révolution numérique s’est invitée dans les familles avec 10 à 15 écrans par foyer.

La télévision est un écran de plus en plus grand et s'impose dans le salon.

Elle est souvent allumée toute la journée dès le matin, parfois dans les chambres, la cuisine.

Les chaînes se sont multipliées et certaines sont spécialement dédiées aux enfants ou aux bébés.

De plus en plus, les parents et les adolescents sont aussi sur leurs écrans, ce qui limite considérablement les échanges avec le petit dernier de 0 à 4 ans qui a tant besoin qu’on lui parle.

Les fabricants d'outils numériques l'ont bien compris: le nouveau marché c’est celui des bébés, et nous voyons ainsi dans les catalogues de jouets : des télés, des ordinateurs et des tablettes spécialement créés pour les bébés dès 6 mois ! « les meilleurs jeux éducatifs ! »

Les jouets avec écran remplacent de plus en plus les autres jouets et depuis 2014, la tablette est N°1 des ventes de jouets.

Les parents ne pensent pas mal faire, ils pensent que l’écran calme l’enfant, le rend sage, et cela leur permet de faire tout ce qu’ils ont à faire.

En plus, les parents pensent que leur enfant apprend avec les écrans, avec les jeux sur tablette, les applications sur téléphone, avec les chaînes télévision spéciales bébé le petit enfant répète les lettres, répète les chiffres, les formes en français et même en anglais.

Mais cela ne veut rien dire pour l'enfant qui ne parle pas encore. Il répète sans apprendre et ces mots n’ont aucun sens pour lui.

Nous voyons des enfants qui comptent jusqu’à 100 mais si nous leur demandons « donne moi deux cubes », ils sont incapables de savoir ce que “deux” représente.

Avant 4 ans, l'exposition massive aux écrans entraîne chez de plus en plus d’enfants des troubles qui sont exactement identiques aux troubles autistiques.

Je vois des enfants diagnostiqués « autistes » par l’hôpital dont les troubles disparaissent un mois après l ‘arrêt des écrans.

Les enfants que nous voyons sont empêchés de développer une vie sociale normale, de rentrer dans les apprentissages scolaires, et rentrent dans le handicap. D’autres enfants n’ont pas de trouble du contact mais ont de très gros retards. Pour exemple, ces deux dessins du bonhomme demandés à des enfants de 4 ans. Ici, le dessin d’un enfant peu exposé aux écrans, et là, le dessin d’un enfant qui a 3 mois de plus et qui est très exposé aux écrans.

Leur trouble impose de demander pour l’école une AVS, une Aide de Vie Scolaire : une personne recrutée et payée par les pouvoirs publics pour s’occuper d’eux dans la classe en plus de l’enseignante, parce qu’ils ne font rien sans une personne qui fait avec eux parce qu’ils se mettent en danger ou mettent en danger les autres.

Dans l’Essonne, les demande d’AVS ont été multipliées par 3 en 5 ans, les délais d’attente s’allongent, et il faut maintenant environ 9 mois pour avoir une AVS.

Certains enfants sont déscolarisés car l’école ne peut pas les accueillir sans AVS parce qu’ils s’enfuient, parce qu’ils frappent, parce qu’ils mettent tout par terre.

Nous remarquons aussi que les enfants sortent de moins en moins se promener, jouer dehors dans les parcs.

Il y a quelques années nous demandions un bilan hospitalier pour tous les enfants avec des signes autistiques.

Désormais, nous explorons avant tout la piste des écrans car quasiment tous les enfants en retrait autistique que nous voyons sont exposés de façon massive aux écrans 6 à 12 heures par jour, parfois depuis leur naissance avec la télé allumée au salon.

 

 

Notre première prescription, notre première recommandation, c’est de demander aux parents s’ils peuvent limiter les écrans pour l’enfant à 1 heure par jour maximum, tout écran confondu.

C’est souvent très difficile parce que les parents ont envie de regarder la télévision et sont de plus en plus sur leurs écrans, parce que l’enfant aussi, et le caractère addictif des écrans provoque de grandes crises quand on les arrête.

Cette crise peut durer plusieurs jours, plusieurs week-ends, avant que l'enfant s'apaise, se calme, se mette à jouer comme il n’a jamais joué avant et son développement cérébral peut alors reprendre normalement.

Ce sont toutes les habitudes familiales qu’il faut changer, y associer les grands frères et les grandes sœurs, les grands-parents parfois, et les crises de l’enfant qu’il faut supporter 3 à 5 jours, 2 à 3 week-ends.

Ce n'est pas toujours possible, et certaines situations nécessitent d’apporter un soutien aux parents, une aide éducative, qui peut prendre plusieurs formes : TISF (Technicienne d’Insertion Sociale et Familiale), dispositif de Réussite Éducative, Aide Éducative à Domicile, ou autre.

Un SESSAD (Service d’Éducation Spéciale et de Soins A Domicile), est très utile pour apporter stimulation ludique et pédagogique à l’enfant mais il y a un voire deux ans d’attente.

Quand les parents parviennent à limiter les écrans à une heure par jour, seuls ou avec une aide, les troubles et les signes autistiques disparaissent miraculeusement ou diminuent très fortement.

En un mois les progrès sont spectaculaires ! surtout si on y associe des jeux d'imitations: une ferme avec des animaux, une maison avec des personnages, une dînette, un garage, des poupées,... nous conseillons aux parents de jouer avec leur enfant au moins au début.

Ce qui est très important aussi c’est de parler presque tout le temps à l’enfant, de verbaliser ce qu'il fait, ce qu’on fait avec lui « j’enlève ton pull, donne moi ton pied pour mettre ta chaussure, tu as bien mangé aujourd’hui, on va partir se promener » etc...

Nous conseillons également la suppression des jouets parlants qui récitent les chiffres et les lettres de l’alphabet en français et en anglais, ce qui ne prend aucun sens pour l'enfant et l'éloigne du langage, les progrès sont alors fulgurants !

Les comportements agressifs et violents (s’il n’y a pas d’autres causes que les écrans), cessent en quelques jours, les enfants sont apaisés. Bien sûr, certaines situations nécessitent un bilan hospitalier, une prise en charge psychologique, parfois d'autres soins, mais pas toutes; et en tout cas, plus en première intention à chaque fois.

Devant chaque enfant en grande difficulté, il faut poser avant tout de façon très détaillée la question des écrans.

Si un mois après l’arrêt des écrans l'enfant n'a fait aucun progrès, il faut demander un bilan hospitalier. Pour un rendez-vous à l’hôpital les parents doivent attendre 12 mois, et 6 mois de plus pour faire le bilan, laissant la famille dans le désarroi le plus total avec un enfant qui va mal.

Pour une aide psychologique au CMP ou au CMPP, il faut attendre entre 9 et 12 mois, 2 ans pour l’orthophoniste, sachant que dans la plupart des situations c’est surtout d’une aide éducative dont les parents ont besoin : pour limiter les écrans, accompagner les parents à accompagner leurs enfants vers les jeux adaptés. Nous voyons des parents dépassés qui ne savent pas s’y prendre et qui sont demandeurs d’aide. C’est pourquoi, nous préconisons la création d’« écoles de parents ».

En attendant, pour les parents qui regarderaient cette vidéo :

1) éteignez la télévision le plus souvent possible si votre bébé, votre petit de moins de 4 ans est dans le salon, qu’il la regarde, ou qu’il joue à côté sans la regarder.

2) le matin avant l'école, n’allumez pas la télé : sinon, votre enfant adoptera en classe la même posture passive qu’il a devant l’écran de télévision.

3) ne donnez pas votre téléphone à votre enfant et pour cela, mettez un code dessus.

4) ne lui offrez pas de tablette pour noël ou pour son anniversaire avant 6 ans au moins. Cela ne lui apporterait absolument rien si ce n’est des crises quand vous voudrez lui retirer.

5) lisez lui des livres, donnez lui des jeux de manipulation, des jeux d’imitation : la ferme, la dînette,

6) sortez vous promener avec lui,

7) autorisez vous à lui dire « non » dès le plus jeune âge, il va se calmer au bout de quelques minutes et ne vous aimera pas moins.

8) laissez le se débrouiller, encouragez le quand il n’y arrive pas, mais ne faîtes pas à sa place. Vous l’aiderez à grandir.

9) parlez lui de tout ce que vous faîtes et de ce qu’il fait lui, et de préférence dans votre langue maternelle. Avec votre langue maternelle, ce sont des échanges affectifs beaucoup plus riches que vous lui transmettrez et quand il aura appris et structuré votre langue maternelle, il pourra alors plus vite apprendre le français à l’école.

L’augmentation exponentielle des Troubles du Spectre Autistique touche tous les pays riches et uniquement les pays riches.

Est-ce parce que les pays les plus pauvres n’ont pas encore été envahis par le numérique et les écrans ?

Nous posons la question car nous remarquons que beaucoup de nos petits patients progressent « miraculeusement » au retour d'un séjour en Afrique de plusieurs semaines.

Il s'agit là du plus grand défi de Santé Publique concernant des enfants dans les pays développés, coûtant des milliers d’euros à la société (bilans hospitaliers de 5 jours, multiples examens comme des IRM cérébrales ou des tests génétiques, MDPH, AVS, Aide Éducative, CMP ou CMPP, SESSAD, orthophonie, établissements spécialisés, allocations d’enfants handicapés…), et pour chaque famille concernée c’est chaque fois un drame humain et familial au coût inestimable.

Ce phénomène touche de plus en plus de frères et sœurs.

Est-ce parce qu’ils grandissent tous avec les mêmes écrans ?

On ne dispose d’aucune statistique fiable pour la France mais aux USA, le CDC : « Centre pour le Contrôle et la prévention des maladies » a des chiffres : En 1975, curieusement après l'arrivée de la télévision, la courbe des Troubles Autistiques commence à augmenter avec 1 enfant autiste sur 5000. En 1995 1 enfant autiste sur 500. En 2005 c'est 1 enfant sur 166, et les derniers chiffres en 2014 c'est un enfant autiste sur 68. Une augmentation de 600 % en 20 ans. En 2016 dans ma ville c'est 1 enfant sur 20 qui a des troubles de la relation.

On l'a bien compris.

C’est tout l’avenir de notre société qui est en jeu.

Nous invitons des journalistes de la presse écrite ou de l’audio visuel à venir étudier et filmer, avec l’accord des parents bien sûr, nos petits patients avec des Troubles du Spectre Autistique, puis leur transformation un mois après l’arrêt des écrans. Nous invitons des chercheurs à entreprendre des études sérieuses sur le lien entre exposition massive aux écrans et Troubles du Spectre Autistique.

Mais notre pratique quotidienne va tous les jours dans ce sens.

De nombreux parents sont déjà d’accord pour témoigner.

C’est une course contre la montre pour des milliers d’enfants actuellement concernés et pour ceux qui vont être concernés dans les années à venir.

L'information des parents et le changement des habitudes familiales peuvent transformer le devenir de milliers d’enfants en France.

Et peut-être, le problème de l’augmentation de la violence à l’adolescence.

Nous essayons d’organiser des rencontres et des formations auprès de différents partenaires: Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, Éducation Nationale, travailleurs sociaux, médecins, assistants maternels, tous les professionnels petite enfance, élus, pouvoirs publics, CAF, associations, parents, et beaucoup d'autres encore.

Nous sommes prêtes à travailler avec tous les partenaires concernés par ce phénomène et ils sont très nombreux.

Le CSA vient de faire une campagne pour déconseiller la télévision avant 3 ans, mais ce sont tous les écrans qu’il faut éloigner des enfants de à 0 à 4 ans.

Nous souhaitons alerter la Haute Autorité de Santé, l’Agence Régionale de Santé et les différents ministères concernés de l'Éducation Nationale, des affaires sociales et de la santé, des familles, de l’Enfance et des droits des femmes.

Nous savons que nous allons susciter beaucoup de réactions.

Nous sommes prêtes à échanger et à travailler avec vous.

C’est de notre devoir de partager nos constats.

Nous vous remercions de nous avoir suivies.

 

 

Transcription de la vidéo courte

Parents : Si vous avez un enfant âgé de 0 à 4 ans, cette vidéo est pour vous.

Je suis médecin de PMI, dans l'Essonne, et je vais vous parler, de ce que je constate tous les jours : les effets graves des écrans sur les bébés et les enfants.

Depuis quelques années les enseignants de maternelle et les personnels de crèche ou de halte-garderie me signalent de plus en plus d'enfants qui présentent de grandes difficultés : des enfants qui ne parlent pas du tout ou qui parlent en écholalie (l'enfant répète mot pour mot tout ce qu'on dit). Des enfants qui ne comprennent pas une consigne toute simple. Des enfants dans leur bulle, qui ne réagissent pas quand on les appelle, et qui ne jouent pas avec les autres. Des enfants inhibés, qui ne bougent pas, ou au contraire très agités, qui ne peuvent rester assis et touchent à tout. Ils n'arrivent pas à se concentrer peuvent être intolérants à la frustration.

Si on leur dit non, ils hurlent ou se roulent par terre. Ils sont parfois agressifs. Ils mordent, ils tapent. Des enfants qui peuvent avoir des gestes inadaptés : ils battent des ailes avec leurs mains, regardent fixement une vitre, jouent toujours avec le même jouet, touchent l'eau des toilettes, ou lèchent le sol.

En interrogeant les parents sur les habitudes de l'enfant et de la famille, le constat est sans appel. Les enfants en grandes difficultés

sont très souvent massivement exposés aux écrans, de 6 heures à 12 heures par jour, car il faut tenir compte de la télé allumée dans la même pièce que l'enfant, même s'il ne la regarde pas.

Comment en est-on arrivé là?

Depuis quelques années, la révolution numérique s'est invitée dans les familles, où il y a plus d'écrans que d'enfants : 10 à 20 par foyer.

La télé est un écran de plus en plus grand et s'impose dans le salon, parfois dans d'autres pièces. Les fabricants d'outils numériques

l'ont bien compris : le nouveau marché, c'est celui des bébés. Et l'on voit dans ce catalogue de jouets, des tablettes, des ordinateurs et des télés, spécialement conçus pour les bébés à partir de 12 mois.

Parents, vous ne pensez pas mal faire. Vous pensez que les écrans rendent votre enfant sage et calme, tout en vous permettant de faire tout ce que vous avez à faire. En plus, vous pensez que votre enfant apprend.

Avec les jeux sur tablette, les applications sur téléphone, avec les chaînes télé "spécial bébé", votre petit répète les lettres,

répète les chiffres, les formes, les couleurs, même en anglais. Mais cela ne veut rien dire pour votre enfant qui ne parle pas encore.

Son cerveau associe un son à une image et le répète par automatisme sans comprendre. Nous voyons des enfants qui comptent jusqu'à 100 ou reconnaissent les chiffres, mais si nous leur demandons : "donne-moi deux cubes", ils sont incapables de savoir ce que "2" représente.

Les écrans ne sont pas des jouets comme les autres. Et pour comprendre, rappelons que le cerveau d'un petit enfant ne peut se développer que s'il manipule des objets avec ses mains, qu'il les goûte avec sa bouche, et explore son environnement réel. Quand il lance la balle, qui roule par exemple, son cerveau analyse l'effet de son geste sur l'objet et c'est une des conditions pour que son cerveau établisse des connexions cérébrales et se développe.

Il peut rester des heures fixé devant l'écran, ce qui limite considérablement les échanges entre vous et lui, échanges indispensables au développement de son langage, de ses relations au monde et aux autres.

En effet, l'enfant ne peut développer le langage que si une personne le regarde, s'adresse à lui en lui disant "tu", et lui parle de ce qu'il est en train de faire, ou de ce qu'il ressent.

Par ailleurs, les écrans ne permettent pas deux choses essentielles à l'apprentissage : l'effort et la frustration.

De plus, ces flashs lumineux et sonores saccadés venus de l'écran ne sont ni prévisibles, ni rassurants, et génère chez l'enfant des émotions et des angoisses qu'il ne gère pas. Tout cela peut entraîner des comportements désorganisés ou agressifs : des enfants qui reniflent les autres, ou lèchent par terre, ou qui mordent ou griffent.

Les écrans plusieurs heures par jour entraînent des retards intellectuels et moteurs et, chez de plus en plus d'enfants, des troubles qui sont en tout point identiques aux troubles autistiques.

Nous voyons en consultation des bébés tendus, qui pleurent beaucoup, et qui s'apaisent miraculeusement quand les parents éteignent la télé. Par ailleurs, les écrans ont un pouvoir addictif très puissant. Même si votre enfant a des jeux adaptés, il les délaisse de toute façon au profit des écrans et ne peut plus s'en passer. Les écrans provoquent de grandes crises quand on les arrête: il hurle, se roule par terre, peut se taper la tête contre les murs. D'autres enfants n'ont pas de troubles aussi graves, mais ont de gros retards. Pour exemple, ces deux dessins du bonhomme, demandés à des enfants de 4 ans. Ici, le dessin d'un enfant peu exposé aux écrans. Et là, le dessin d'un bonhomme d'un enfant qui a 3 mois de plus et qui est très exposés aux écrans.

Nous remarquons aussi que les enfants sortent de moins en moins se promener, jouer dehors dans les parcs, ce qui est pourtant essentiel au développement de sa motricité, de la vue, et des relations sociales.

 

 

Les enfants que nous voyons sont empêchés de développer une vie sociale normale, de rentrer dans les apprentissages de l'école, et rentrent dans le handicap. Leurs troubles imposent de demander pour eux, dans la classe, une AVS : une aide de vie scolaire parce qu'ils ne font rien sans une autre personne qui fait avec eux, ou parce qu'ils se mettent en danger, ou mettent en danger les autres.

Devant un enfant en difficultés qui est exposé massivement aux écrans, ma première prescription, ma première recommandation, c'est de demander aux parents s'ils peuvent limiter les écrans à une heure par jour, tout écran confondu, y compris la télé allumée, même s'il ne la regarde pas.

C'est souvent très difficile, parce que les parents ont envie de regarder la télé et sont de plus en plus sur leurs écrans, parce que l'enfant aussi, et les écrans, très addictifs, provoquent des crises quand on les arrête, qui peuvent durer 3 à 4 jours, 2 à 3 week-ends, avant que l'enfant s'apaise, se calme, se mette à jouer comme il n'a jamais jouer avant, qu'il commence à entrer en interaction avec ses parents,

et son développement cérébral peut alors reprendre normalement.

Je vois des enfants diagnostiqués autistes par l'hôpital, dont les troubles disparaissent quand les parents parviennent à limiter les écrans à une heure par jour. En un mois, les progrès sont déjà spectaculaires.

Pour les parents qui regarderaient cette vidéo:

éteignez la télé le plus souvent possible : si votre bébé, votre petit de moins de 4 ans est dans le salon, qu'il la regarde ou qu'il joue à côté.

Le matin, avant l'école, n'allumez pas la télé, et ne lui donnez pas la tablette ou le téléphone. Sinon, votre enfant adoptera en classe la même posture passive qu'il a devant l'écran, et ne fera même pas attention à ce que dit la maîtresse.

Ne donnez pas votre smartphone à votre enfant. Et pour cela, mettez un code dessus.

Ne lui offrez pas de tablette pour Noël ou pour son anniversaire avant 6 ans au moins. Cela ne lui apporterait absolument rien, si ce n'est des crises quand vous voudrez lui retirer.

Lisez-lui des livres simples

Donnez-lui des jeux de manipulations, comme ces cubes, des jeux d'imitation : une ferme avec des animaux, une maison avec des personnages, une dînette pour faire à manger, un garage, des poupées. Jouez avec votre enfant pour lui montrer.

Supprimez les jouets parlants qui récitent les chiffres et les lettres, ce qui ne prend aucun sens pour votre enfant et l'éloigne du langage.

Sortez vous promener avec lui et dans les lieux où il y a des enfants : au parc, à la ludothèque dans les accueil enfants-parents que vous proposent gratuitement les mairies ou les associations.

Autorisez-vous à lui dire non, dès le plus jeune âge. Il va se calmer au bout de quelques minutes et ne vous aimera pas moins.

Laissez-le se débrouiller. Encouragez-le quand il n'y arrive pas mais ne faites pas à sa place. Vous l'aiderez à grandir.

Parlez-lui beaucoup, de ce qu'il est en train de faire, de ce que vous faites avec lui, de ce qu'il peut ressentir, et de préférence dans votre langue maternelle, car ce seront des échanges affectifs beaucoup plus riches. Et quand il aura appris et structuré votre langue maternelle, il apprendra plus vite le français à l'école.

Si un mois après l'arrêt des écrans, votre enfant n'a fait aucun progrès, consultez votre médecin ou une psychologue.

Le CSA vient de faire une campagne pour déconseiller la télé avant 3 ans, mais ce sont tous les écrans qu'il faut éloigner des enfants de 0 à 4 ans, et les limiter fortement après 4 ans.

Parents : vous pouvez faire beaucoup pour le développement de votre enfant, son épanouissement à l'école, et sa socialisation.

Alors, à vous de jouer !

 

N'est-ce pas une évidence ? 

En tout cas celle-ci à tendance à être oubliée ; et nous oublions régulièrement que des petits yeux et des oreilles nous observent et reproduiront ce que nous faisons, disons...

Alors à la tâche ! Nous nous devons en tant que parents d'être vigilants en ce qui concerne notre comportement et nos paroles. Les enfants sont comme des éponges et absorbent ce qui les entoure pour le refaire ensuite. C'est leur instinct d'imitation et ceci à la grande joie ou au grand désespoir de leurs éducateurs. Ceux-ci ont ainsi, à travers les enfants, un reflet d'eux même.

Ne vous désespérez pas si votre enfant a un comportement qui vous déplaît, commencez par opérer les changements en vous et/ou sur son environnement (l'exposition aux écrans par exemple, est en partie responsable de certains comportements négatifs chez les enfants).

Dans tous les cas que nous le voulions ou pas, l'enfant suivra l'exemple de ses parents ou éducateurs. C'est pourquoi efforçons nous d'être d'abord des exemples, des modèles dignes de ce nom sur lesquels pourront s'appuyer nos enfants. L'avenir est entre nos mains !

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